Bonjour! Nous sommes un groupe d' étudiants du Master Finance et Stratégie de Sciences Po Paris. Voici notre blog : Sciences Po ActuFi! Nous vous emmenons dans les coulisses de l'actualité financière que nous décryptons et analysons pour vous. Ce blog a pour objet de proposer un regard critique des rouages l'actualité financière, et non une simple compilation d'articles de presse. Nous attendons vos commentaires et vous souhaitons une bonne visite à tous! Charlotte, Kadra, Mikael, Nate et Raja

lundi 26 mars 2007

Delta + US Airways (part2): anti-takeover strategies


Delta has rejected repeated attempts by US Airways to takeover their company. Delta cites several reasons for its determination to exit bankruptcy as a stand alone company. First, Delta seems to represent its employees who are not yet ready to give up. These employees have gone through much since the start of Delta’s financial problems. They have incurred pay cuts, lay-offs and the insecurity of a future job, not to mention retirement benefits, with the struggling airline. Delta wants to give them what they deserve, a chance to turn this company around and secure their future. Delta sees a takeover that will eliminate jobs, hubs and ultimately competition along many routes in the USA. Thus they have turned the potential takeover into a good thing by using it to unite the employees to a common goal (save Delta) from a common enemy (US Airways). Next, Delta does not see the same benefits that US Airways sees. Delta sees the merger putting it $23 billion dollars in debt and it was $21 billion dollars of debt that put them in bankruptcy in the first place. Ok so delta doesn’t want to be taken over, what can it do to prevent US Airways from buying up its shares on the open market?
To avoid a hostile takeover, a company can employ several “shark repellent” strategies such as “golden parachute”, “poison pill”, “greenmail”, and “white knight”, among many others. In the golden parachute strategy and in the event of a takeover, top executives are offered very lucrative benefits such as stock options or severance pay and can cost the acquiring company more money than they are willing to pay. A company will take a “poison pill” and offer shares to existing stockholders at a discounted price thereby diluting the shares and making it more expensive for the predator. “Green mail” takes place when a large amount of stock is held by an unfriendly company who forces the target company to repurchase the stock at a high enough premium to destroy a takeover attempt. A “white knight” is a friendly company who comes in to save the target company from a predator through a friendly merger. Though the terminology is a bit unique in mergers and acquisitions, these are strategies used by many companies in the mergers and acquisitions world, and thus they should be understood. It is for example, beneficial for a stockholder of a company about to take a poison pill to know that he is entitled to shares at a discount price. But coming back to Delta, we see that the airline giant has debated several of these strategies.
Delta has “sandbagged” US Airways and tried to stall the deal as long as they could. They would not respond directly to Parker’s offers and tried to make it through to the bankruptcy hearings, something Parker was strongly against. For Parker it was not worth it to buy Delta after they came out of bankruptcy. Further there is speculation that Delta has considered other “white knights” such as Northwest Airlines with whom Delta would have less overlap in routes and with whom a merger might be more appealing. To win support from their creditors, Delta says that it will not rule out a future acquisition and take the “poison pill” which would help directors block out a future takeover of the company. After taking these moves, a frustrated Parker is expected to drop his bid for Delta. Now it is up to Delta to show the world that they made a smart decision in turning down $10 billion dollars!

La difficile reconversion de GAP


Le groupe américain GAP connaît depuis le tournant des années 2000 des difficultés importantes, principalement dû à une stratégie hésitante et une difficulté à se reconvertir.

Si GAP semble en perte de vitesse depuis le début des années 2000, l’année dernière a probablement été le moins bon exercice affichant la pire performance du secteur de l’habillement ! Depuis 2004, le chiffre d’affaires de GAP est en stagnation. L’an dernier, il n’a progressé que de 2%. GAP a vu la fréquentation de ses magasins baisser de 13% tandis qu’un groupe comme C&A, positionné sur le même secteur que GAP (des vêtements simples pour toute la famille) est en pleine croissance. Pour compenser ses maigres ventes, GAP a ainsi multiplié les soldes ce qui a provoqué l’effondrement des marges (-2,6 %) et des profits (-3%). Ainsi, le bénéfice net a reculé de 35% par rapport à 2005 ! La démission de son PDG continue de semer le trouble sur l’avenir de GAP et la nécessité d’une reprise en main.

Or, GAP ne trouve plus de relais de croissance aux Etats-Unis où le marché semble saturé de chaînes vendant des basiques à bon marché. Ainsi, une guerre des prix s’est enclenchée dans ce secteur, qui fait baisser les prix (donc, les marges et profits). GAP a du mal à s’en sortir surtout qu’il réalise plus de 90% de ses ventes aux Etats-Unis et qu’il n’est présent que de dans cinq pays étrangers. D’autant que depuis le lancement de la marque bon marché Old Navy en 1994, il n’y a pas d’opérations de la même ampleur. Le lancement de la marque Forth & n’a représenté que 30 magasins par rapport aux 3000 de GAP, pas de grand bouleversement et que la fermeture de ses magasins est déjà programmée !

La difficulté majeure pour GAP est de trouver un repositionnement qui lui permette de retrouver une identité propre tout en gardant un certain volume de ventes, qui s’impose pour le numéro mondial du textile et ses 3000 boutiques. Car à l’heure actuelle, ni le secteur des marques à la mode, secteur niche, ni celui des basiques, où les prix sont très bas, ne permettent à GAP de conserver volume et rentabilité. GAP pourrait fermer des magasins afin de se reconvertir avec succès vers le prêt-à-porter à la mode, plus confidentiel mais avec des marges plus confortables. Pour cela, il faudra néanmoins qu’il rajeunisse son image auprès des consommateurs pour qui la marque est associée aux années 1990.

Pour beaucoup, ce qui guette GAP est le rachat par un fonds de private equity. Pour l’instant se vend toujours à un PER de 8, mais dès lors qu’il passerait à 6, cela ferait de l’entreprise un candidat idéal car GAP dégage d’importants et réguliers cash flows.

La finance islamique: fondements, principes et limites


La finance islamique (FI) est apparue dans les années 1970, accompagnant l'avènement d'un islam politique. Mais elle a survécu à son déclin, profitant de la mondialisation financière.C'est depuis 2001 que sa croissance est devenue exceptionnelle (15% par an), en effet, les fonds des pays du Golfe ont été massivement rapatriés vers leurs pays d'origines après les événements du 11 septembre.
Aujourd'hui la FI pèse plus de 300 milliards de dollars et se pratique dans plus de 75 pays.

LES FONDEMENTS
La FI se fonde sur l'interdiction par l'Islam du riba, terme signifiant à la fois usure et intérêt. Le riba est condamné par le Coran au chapitre 2 (sourate de la Vache), 3, (sourate de la famille de imran), et 30 (sourate des Romains), mais aussi dans les hadiths, actes et paroles du Prophète Mohammed, qui forment la sunna. Cette dernière et le Coran constituent la sharia autrement dit la loi islamique.
La FI se définit donc comme l'ensemble des modes de financement ayant été adopté par les musulmans respectant l'interdiction de l'usure et de l'intérêt.
Durant le Moyen-Age et la Renaissance, l'interdiction du riba fut le plus souvent contournée par le recours à des hiyal (astuces, ruses) tels que la vente à crédit appelée le bay'al 'ina (double vente). Il s'agissait d'utiliser le bien échangé comme d'un pretexte au crédit. Prenons un exemple, le prêteur vendait un produit quelconque à l'emprunteur pour 50 dinars, payables à terme. Mais il lui rachetait immédiatement ce produit pour 45 dinars, ce dont a besoin l'emprunteur, qu'il paye au comptant. Ainsi le prêteur gardait sa marchandises et avait transféré 45 dinars à l'emprunteur. Cette pratique grossière se répandit rapidement au delà du monde musulman et fut finalement condamnée par le Concile de Rome dans un décret de 1679.

LES PRINCIPES
La FI considère comme unique fondement de la rémunération de l'argent placé, la rentabilité de l'actif financé et rejete le concept de remunérer de façon fixe et déconnectée de la rentabilité de l'actif financé. Elle exige par ailleurs que les transactions financières se fondent sur une activité économique réelle et prohibe l'investissement dans des secteurs comme le tabac, l'alcool, le jeu, le sexe et l'armement.
La FI incite toutes les parties à une transaction à partager le risque et le bénéfice ou la perte. On peut comparer les investisseurs des banques islamiques à des actionnaires qui reçoivent des dividendes quand la société fait des profits ou perdent une partie de leur économie quand elle fait une perte. Le rendement du contrat islamique est lié à la productivité et à la qualité du projet, pour assurer une répartition plus équitable de la richesse. Les instruments financiers islamiques sont des contrats entre les fournisseurs et les utilisateurs de fonds qui se partagent le risque. La gamme de contrats est assez large et ne cesse de se compléter avec le temps.

Instruments de dette:
la Mourabaha, est un contrat d'achat et de revente dans lequel la banque achète à un fournisseur un bin corporel à la demande de son client, le prix de revente étant fondé sur le coût plus une marge bénéficiaire
le Salam, contrat d'achat comportant la livraison différée des marchandises, il est surtout utilisé pour le financement de l'agriculture
l'Istisna, instrument de financement avant livraison et de crédit-bail utilisé pour le financement de projets à long terme
le Qard al Hasan (prêt grâcieux), contrat de prêt sans intérêt généralement adossé à une sûreté
Instrument de quasi-dette:
l'Ijara, contrat de crédit-bail par lequel une partie lour un bien pour un loyer et une échéance déterminés. Le propriétaire du bien (la banque) supporte tous les risques liés à la propriété. Le bien peut être vendu à un prix négociable, ce qui entraîne la vente du contrat Ijara. Ce contrat peut être structuré sous forme d'une location-vente dans laquele chaque loyer versé comprend une partie du bien convenu, et il peut porter sur une échéance qui couvre la durée de vie prévue du bien
Instruments de partage des bénéfices et des pertes:
la Mousharaka, contrat de prise de participation dans lequel la banque et son client participent ensemble au financement d'un projet. Le droit de propriété est réparti en proportion de la contrinution de chaque partie
La Moudaraba, contrat de fiducie par lequel une partie fournit le capital pour un projet, et l'autre, le travail. Le partage des bénéfices est convenu entre les parties, et les pertes sont supportées par le fournisseur des fonds, sauf s'il y a faute, négligence ou violation des conditions acceptées par la banque.

LES OBSTACLES AU DEVELOPPEMENT DE LA FI
La conception d'instruments islamiques pour les opérations monétaires est très difficile. Le champ de la gestion monétaire a été limité par l'absence d'instruments ne portant pas intérêts. L'engagement des banques islamiques est particulièrement liquide et prédispose le système à détenir des reserves excédentaires. L'intermédiation financière est alors freinée.
Le sous développement de ces marchés empêche la banque centrale d'intervenir au moyen d'instruments indirects et encourage l'instauration d'un contrôle direct du crédit.
La Banque Islamique de Développement joue un rôle central dans la création de normes et de procédures internationalement acceptables et le renforcement du secteur dans divers pays. Plusieurs autres institutions internationales se consacrent à la définition de normes conformes à la sharia et à leur harmonisation entre les pays. Ces institutions sont l'Organisation des comptables et vérificateurs des institutions financières islamiques (AAOIFI), le Conseil des services financiers islamiques (IFSB), le Marché financier islamique international, le Centre de gestion des liquidités et l'Agence de notation islamique internationale. Quand ces normes internationales seront élaborées et acceptées, elles offriront aux contrôleurs une visibilité plus grande sur la solidité, la stabilité et l'intégrité des établissements financiers islamiques.
Par ailleurs, le manque de données agrégées rend presque impossible la comparaison des banques islamiques d'un pays à l'autre. Il n'existe aucunes données sur les activités transfrontalières des banques islamiques ou le volume des transactions islamiques transfrontalières fondés sur la sharia. Quelques banques centrales, comme au Bahrein, en Malaisie ou en Turquie, commencent à inclure dans leur rapport annuel des informations sur les banques islamiques, en leur consacrant une rubrique à part, avec des données agrégées qui fournissent des informations sur l'ampleur de ces institutions au niveau du pays. Mais des efforts de coopération multilatérale sont souhaitables car ils permettraient de recueillir des informations sur les opérations transfrontalières.

LA FINANCE ISLAMIQUE: UNE FICTION?
Mais finalement la question qui subsiste est la suivante: la finance islamique est-elle vraiment islamique? Il semblerait que non, elle est beaucoup plus hypocrite que l'image qu'on essaie de lui donner. Elle a réussit au gré d'une savante ingénierie financière à trouver des produits conformes aux principes de l'Islam pour remplacer tous les instruments de placement classiques. La dimension éthique qu'était sensée revetir la FI semble marginale, elle ne fait que couvrir d'un vernis « hallal » les instruments financiers traditionnels.
Kadra Ziani
Sources:
Ibrahim Warde, "Paradoxe de la finance islamique", Le Monde diplomatique, Septembre 2001
Betty Wapfler, Les principes de la finance islamique, BIM N°30, Septembre 2002
Lettre Vernimmen, N°51, Octobre 2006, actualité "la finance islamique"

mardi 20 mars 2007

Le Suédois Vin & Sprit convoité avant sa privatisation

Il y a quelques semaines, le gouvernement de centre-droit suédois a officiellement demandé au Parlement de privatiser un certain nombre d’entreprises nationales, dont le géant V&S. Cette initiative a tout de suite entraîné la convoitise de grands groupes internationaux spécialisés dans les boissons alcoolisées.

L’Absolut joyau de la couronne V&S

Vin & Sprit, filiale de la holding V&S Vin & Sprit AB détenue entièrement par l’Etat suédois, est un producteur et distributeur de boissons alcoolisées à travers le monde. Il possède plusieurs marques, dont la plus importante est la vodka Absolut. C’est précisément à cause de cette vodka que la privatisation s’annonce alléchante pour les acquéreurs potentiels : le chiffre d’affaires généré par Absolut a augmenté de 7% l’an dernier, et il s’agit d’une marque à visibilité incontestable ; c’est la deuxième vodka la plus vendue au monde. Pour ces raisons, parmi d’autres, Vin & Sprit a été valorisé entre 4 et 5 milliards d’euros par les principales banques d’investissement.

Fortune Brands : croissance externe ou prudence ?

Le premier acquéreur en ligne est l’américain Fortune Brands, qui est diversifié dans trois secteurs : l’équipement ménager, les alcools, et le golf. Or les boissons alcoolisées sont un secteur dans lequel FB est relativement faible, notamment sur les marchés de la vodka, du rhum et du gin. Le rachat d’Absolut consoliderait sa position de manière complémentaire. Enfin, FB et V&S ont déjà un réseau de distribution conjoint aux Etats-Unis : la joint venture Maxxium, à laquelle participe aussi, entre autres, le français Rémy Cointreau. Or V&S pourrait payer une amende importante, de l’ordre de quelques centaines de millions de dollars, en cas de rachat par une autre entreprise et donc de sortie de la joint venture.

Cependant, selon certains analystes de crédit, F&B est handicapé par le poids de sa dette. Craig Hutson, de la compagnie d’analyse Gimme Credit, affirme même qu’une acquisition financée par de la dette ferait tomber FB dans la catégorie « Speculative Grade » de la notation. Par ailleurs, FB ne génère pas assez de cash annuellement pour financer à lui seul l’opération : seulement 1 milliard de dollars en 2006, dont une partie sert à amortir les dettes déjà existantes.

Le reste des prétendants : un groupe hétérogène

Hormis F&B, le groupe Bacardi-Martini est également intéressé par Absolut. Le numéro un mondial du rhum, basé aux Bermudes, a la particularité de ne pas être coté en bourse, et donc de ne pas pouvoir faire appel à l’épargne publique pour financer ses acquisitions. Il n’empêche que le PDG Andreas Gembler est confiant que les banques qui ont prêté à Bacrdi dans le passé continueront de le faire avec plaisir. Le britannique Diageo s’est également déclaré intéressé, mais ses efforts pourraient être vains : en effet, Diageo possède déjà le numéro un mondial de la vodka, Smirnoff, et les lois favorisant la concurrence pourraient entrer en vigueur. Pernod Ricard est aussi dans la course, mais son attention se porte pour l’instant sur la distribution d’une autre vodka, la Stolichnaya. Enfin, quelques fonds de private equity clôturent cette liste d’acquéreurs probables.

Fortune Brands se risquera-t-il à augmenter fortement son levier pour acheter Vin & Sprit ? Sinon, qui gagnera le privilège de posséder Absolut ? Tout cela sans compter que le Parlement suédois ne s’est pas encore prononcé en faveur de la privatisation, et que le PDG de Vin & Sprit, Bengt Baron, a mis en garde les législateurs contre toute décision hâtive. Voilà certainement une affaire à suivre dans les prochains mois…



Sources :

Bacardi seeks a shot at Absolut, Financial Times, 5/3/2007

Bacardi officiellement intéressé par la vodka Absolut, La Tribune, 5/3/2007

Absolut Vodka gaining US market share, Reuters.com, 14/3/2007

Fortune Brands debt at risk of higher leverage, Reuters.com, 9/3/2007

Fortune Brands seen leading Absolut vodka chase, Reuters.com, 5/3/2007

mardi 13 mars 2007

Will US Airways acquire Delta?

Most of the headlines seen in most daily journals today, deal with new or existing talks of a merger. Companies in a broad range of sectors from financial services to commodities seek mergers, but for what reasons? Normally a company will merge in hopes that the synergies created between the two companies will produce one company that is more efficient than the former two companies were independently. Synergies can come in the form of “reductions in redundant work force, utilization of market share and technology of other party to the deal, and combinations of service offerings.” However, more than 20% of mergers do not achieve hoped for synergies. Knowing this is it wise for US Airways to acquire the struggling industry giant Delta?
First, we should look to how US Airways’ recent past has put it into a position to make a valid bid for Delta. Doug Parker, the current CEO at US Airways, was only 14 months ago the CEO of America West. As CEO of America West, he sought to merger with the US Airways, who was at the time coming out of its second bankruptcy and struggling- similar to the way Delta is now. Parker decided to acquire US Airways in a $1.5 billion dollar merger that created the 5th largest airline in the industry. So far, US Airways has been able to realize many of the synergies that it hoped to create. It has centralized management, eliminated some unprofitable routes, lowered overhead costs, and been “generally profitable” since the merger.
In spring of 2006, Parker brought up the idea of merging with Delta CEO Gerald Grinstein, and in September, Parker made a formal offer in the realm of $8 billion dollars ($4 billion in cash and $4 billion in stock). Both were declined by Grinstein, who plans to bring the company out of bankruptcy on his own. If the companies wait until after Delta emerges from bankruptcy, the $1.65 billion dollars of annual revenue and cost synergies would be lost, according to Parker. The merged airline would fly under the Delta name and would bring in $18.5 billion dollars in revenues annually, making it the world’s largest airline ahead of American Airlines. Parker does not think the deal would be hard to get approval from the US Department of Transportation or Department of Justice because the highly fragmented industry will remain fragmented even after the merger. No airline currently has more than 20% of the US market and neither would the “New Delta”. Finally, Parker’s last offer in February resembled a hostile takeover at $10.3 billion. If everything about this deal looks good, why would Delta turn US Airways down and how have they done it?
Nate Carden

lundi 12 mars 2007

OPA , t’en veux ou t’en veux pas ?

Depuis 2005, le terme « Offres Publiques d’Achat », plus connu sous l’acronyme « OPA » fleurit très fréquemment dans la presse financière. Le paysage financier a effectivement notoirement changé ces deux dernières années du fait de ces OPA. Qu’impliquent exactement ces opérations financières d’achat de société-cible ? Sont-elles toutes positives ou au contraire peuvent-elles êtes considérées comme une menace pour les entreprises-proies ? Quels sont enfin les modes de défénse anti-OPA qui existent ?
Pour accélérer son développement, une société peut décider d'en racheter une autre. Dans ce cas, elle peut recourir à une offre publique d'achat. Cette procédure permet à une personne physique ou morale de faire connaître publiquement son intention d'acquérir tout ou une partie des titres d'une société cotée. L’idée sous-jacente est de prendre le contrôle de la société cible dans son intégralité. Ainsi, l'OPA doit être lancée non seulement sur les actions mais aussi sur les titres donnant accès au capital (obligations convertibles, bons de souscription...). L’OPA suit un process bien définit par les autorités financières. En tout premier lieu l'initiateur dépose son projet auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF). De là, Euronext Paris suspend la cotation des titres concernés. L'AMF examine alors les conditions de recevabilité du projet et vérifie la qualité de l'information destinée aux investisseurs avant de donner son visa.
L’OPA est dite amicale lorsque les deux parties se sont entendues sur les modalités de l'offre. A l’inverse, on dit d’une offre publique d’achat qu’elle est hostile lorsque que l’équipe dirigeante de l’entreprise-cible juge menaçante la proposition d’acquisition. Tel a été le cas en janvier 2006, quand le géant indien Mittal Steel, premier sidérurgiste mondial décide de racheter son challenger franco-luxembourgeois Arcelor, deuxième leader mondial du secteur. Le deal s’est terminé par une OPA réussie de Mittal qui a finalement acquis Arcelor. Rien n’obligeait Arcelor de vendre et ainsi de changer de nationalité mais les 25,5 milliards de dollars ont eu un effet dissuasif qui a permis aux dirigeants de reconsidérer l’offre.

--Chevalier Blanc : Consiste à faire lancer une contre OPA concurrente par un tiers allié à l’entreprise
--Pilules empoisonnées (poison pills): Consiste à surendetter l’entreprise pendant l’opération d’achat sous différents prétextes.

--Joyaux de la couronne : Consiste à céder les actifs stratégiques (brevets par exemple) pendant l’opération d’achat. L’acquéreur se retrouve donc avec une « coquille vide ».
--Séparation du capital et du pouvoir : L’utilisation d’une forme juridique du type SCA permet de séparer la détention du capital du pouvoir de gestion. L’intérêt de l’OPA se trouve ainsi fortement diminué.
--Organisation du renouvellement des administrateurs : Les statuts de la société organisent le renouvellement du conseil d’administration par quart ou tiers. L’entrée de l’acquéreur à la tête de la société est ainsi retardée.
Enfin voici quelques exemples connus d’OPA à retenir :



mardi 6 mars 2007

La convergence mondiale des normes comptables

Depuis sa création l'Europe est sujette à tous les questionnements possibles et inimaginables quant à la convergence des pays membres dans les domaines politiques, économiques et culturels. Il est un domaine qui en 2005 a fait un bond européennement exceptionnel et ambitieux : la comptabilité.

Le 1er Janvier 2005, l'Europe s'est dotée de nouvelles normes comptables qui ont pour objectif final de permettre au mieux la comparaison de la situation des entreprises engagées dans le marché commun, puis dans le marché unique et enfin dans l'euro. Née pourtant dans les années 70, cette idée a connu une très lente évolution qui s'explique par le fait que les pays membres ne sont pas réjouis à l'idée de devoir bouleverser leur système comptable national. Les grandes entreprises multinationales désireuses de pouvoir simplifier leur comptabilité sur le Vieux Continent ont au contraire été des acteurs qui ont lourdement pesés et appuyés la convergence. L'idée est d'aboutir à une comptabilité mondiale qui profiterait aux grands cabinets d'audits, aux banques d'affaires et aux investisseurs institutionnels (fonds de pension). Les grands cabinet de conseil en comptabilité espèrent pouvoir définir des procédures de conseil valables dans tous les pays du monde, ce qui va accroître la rentabilité de leurs produits. Les investisseurs quant à eux, souhaitent à terme, pouvoir plus facilement comparer les entreprises dans des domaines très divers. A terme il s'agit de faire disparaître les particularismes comptables des Etats et d'opter pour une seule et même comptabilité mondiale.

Cette noble ambition n'est pas sans poser des doutes quant à sa mise en place et sa réelle pertinence au niveau européen sans même parler des risques d'instabilité qu'elle peut entraîner. Une année après l'adoption des normes comptables, l'Europe ouvre les yeux (un peu tard) sur les problèmes éventuels de cette dynamique de convergence.

Une notion-clé est développée, celle de " juste valeur». Dans le langage comptable, le mot juste n'a rien à voir avec l'équité; il exprime l'idée de l'IASB que les comptes doivent refléter le plus possible la valeur de marché de ce que les entreprises possèdent (leur actif dans le bilan) et de ce qu'elle doivent (le Passif du bilan). Le problème posé par cette notion est l'instabilité des marchés financiers ; celle-ci va se transmettre aux comptes des entreprises. Evaluer ses actifs au prix des marchés permet d'intégrer rapidement les mouvements de la Bourse: en somme quand celle ci monte, les entreprises paraissent plus riches, ce qui justifie les demandes des actionnaires d'augmenter la distribution de dividendes. Au contraire quand la bourse baisse, l'image comptable des entreprises se dégrade fortement, ce qui renforce le mouvement de baisse.

Or tout ce qui fait la valeur d'une entreprise ne peut pas être mesurée par un marché, par exemple un investissement dans des actions non côtées ou les actifs immatériels (immobilisations corporelles et incorporelles). Dans ce cas, les normes auxquelles l'Europe a adopté proposent d'évaluer avec des modèles théoriques et de faire "comme si " il existait un marché.

Côté risque d'instabilité, les normes ont provoqué des variations des résultats des grandes entreprises européennes de l'ordre de seulement 12% en moyenne. Une évolution modérée

L'Union européenne est la principale responsable de ce changement voulu par les investisseurs financiers et, surtout rempli d'incertitudes. En choisissant d'adhérer aux normes IASB, elle leur a donné une dimension vraiment mondiale, forçant la main aux Etats-Unis qui ont annoncé leur intention de faire aussi converger leurs propres normes vers celles de l'IASB d'ici 2008-2009. Malheureusement, pour être le premier utilisateur mondial, "l'Europe ne s'est pas donné les moyens de peser sur un organisme comptable international qui est totalement doctrinaire, acquis à la cause de la souveraineté actionnariale" dénonce Michel Aglietta dans Dérives du capitalisme financier . L'Europe essaie de se rattraper en négociant actuellement un pouvoir plus important au sein de l'IASB. Affaire à suivre dans les prochains mois!

L’Oréal : une belle fin d’année qui amène Crédit Suisse à relever son opinion.

Vendredi 26 janvier.

L’action L’Oréal occupe ce vendredi la 1ère place des hausses sur le SRD avec une progression de 3.73%, et une valeur de 80.75 euros.
Le leader mondial des cosmétique a publié des ventes supérieures aux attentes pour le dernier trimestre 2006. progressant de 9.5%, l’activité de L’Oréal atteint aujourd’hui 9.4 milliards d’euros, soit une croissance organique de 6.5%. Cette différence semble trouver son explication dans l’intégration de la chaîne de magasins The Body Shop qui est consolidé dans les comptes du groupe depuis juin 2006.
Le CA 2006 atteint donc les 15.79 milliards d’euros. Les régions qui ont poussé cette croissance ces trois derniers mois sont l’Europe de l’Est en progression de 23%, l’Amérique latine, avec plus 14.7% et l’Asie, +9%.
Les objectifs de résultat 2006 ont été confirmé par la direction du groupe, et ils seront publiées le 15 février prochain.

Crédit suisse qui se déclarait neutre jusqu’à vendredi table maintenant sur une surperformance en bourse de L’Oréal avec la publication d’un Chiffre d’Affaire 2006 dans le haut de fourchette prévue grâce à une accélération sur le dernier trimestre. L’objectif de la banque passe de 80 à 88 euros. Selon les calculs de Crédit Suisse securities, le titre s’échange 20.8 fois ses bénéfices annuels 2007. Autant dire que son PER est moins élevé que ceux de Reckitt Benckiser (produits de soins) et de Danone (biens de consommation), deux dossiers que l’on compare volontiers avec L’Oréal. Il est déjà arrivé une fois à L’Oréal de subir ce type de décote, c’était en janvier de l’année dernière, mais cela n’a été que temporaire, les mois qui suivirent virent le titre reprendre 30%.

Pourquoi un tel changement ?
L’Oréal a récemment inquiété les investisseurs en raison du ralentissement de ses revenus en Amérique du Nord. Cela proviendrait du réaménagements de ses réseaux de distribution et de la fermeture du federated/may scission de Sally beauty mais pas d’une baisse de la demande.
Ainsi, 2007 devrait être l’année d’une amélioration puisque L’Oréal est supposée bénéficier de la réorganisation de son réseau. Le groupe compte également sur le lancement des produits de soin de la peau de la marque Garnier pour accélérer ses gains de parts de marché.
Crédit suisse s’intéresse aujourd’hui davantage à comprendre comment le groupe parviendra t’il à réaliser une performance de croissance du bénéfice par action à deux chiffres. A partir de cette année, il semblerait que L’Oréal retourne vers un modèle de croissance tiré par les investissements marketing tout en cherchant à améliorer ses marges, tandis que ces dernières années avaient été celles d’une diminutions des investissements publicitaires (pas en valeur mais en pourcentage du Chiffre d’Affaires).
Concrètement, Crédit suisse attend une accélération de la croissance, après une croissance organique de 6.5% au 4ème trimestre, dès cette année. Cela reviendrait à une croissance tendancielle aux alentours de 7% à moyen terme. Pour les analystes, la juste valorisation du titre est de 88 euros. Ce nouvel objectif de cours justifie l’amélioration de son opinion. Par ailleurs, si la progression des revenus approchait plutôt les 8% c’est à dire la moyenne de la décennie 1993 – 2003, l’objectif pourrait atteindre 92 euros.

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SRD : Service à Règlement Différé, remplaçant le RM (règlement mensuel) depuis le 25 septembre 2000, il permet de bénéficier de l’effet de levier et du paiement différé. Il permet d’acheter des titres sans les régler intégralement dans l’immédiat et profiter d’une hausse des titres anticipée ; ou alors de vendre des titres sans en posséder la totalité en portefeuille et profiter d’une baisse des titres anticipée.

Croissance organique : opposée à la croissance par acquisitions, la croissance organique désigne la croissance interne à l’entreprise, qu’elle a acquise par ses propres moyens (acquisition de compétences et augmentation du chiffre d’affaires par la conquête de nouveaux clients).

Consolidation : Résultant d’une obligation légale, elle correspond à la présentation de comptes consolidés et d’un rapport sur la gestion du groupe par une entreprise détenant le contrôle d’autres entreprises ou exerçant sur elles une influence notable. Ces comptes consolidés présentent la situation financière d’un groupe de sociétés comme si elles ne formaient qu’une seule entité.
PER : Price earning ratio en français CCR (coefficient de capitalisation des résultats), ratio cours de l’action sur le bénéfice par action. Il dépend de trois facteurs : la croissance future des bénéfices de la société concernée, le risque associée à ces prévisions et le niveau des taux d’intérêts. Il indique combien de fois le cours capitalise

Qui sommes nous ?

PARIS, France
Nous sommes un groupe de cinq étudiants de Sciences Po, ce blog est notre Projet collectif. Notre objectif est d'envisager l'actualité financière avec notre regard d'étudiants. Nous tâchons d'avoir une approche pédagogique car ce blog est principalement destiné aux étudiants en finance, de Sciences Po ou d'ailleurs... Merci pour votre visite, nous espérons que les articles publiés vous ont intéressés, nous attendons impatiemment vos commentaires. N'hésitez pas à revenir, le blog est enrichi chaque semaine. Cordialement, Kadra, Raja, Nate, Charlotte, Mikael